Les candidates à Miss France 2010 sont actuellement à Nice pour se préparer à l'élection, le 5 décembre (en direct sur TF1).
«Etre une femme libérée, tu sais c'est pas si facile... » Drôle de refrain qui résonne dans ce bus conduisant une dizaine de Miss à leur séance de yoga. Sur l'île aux fleurs qui n'a jamais aussi bien porté son nom, ce sont les années 80 qui ont la faveur de ces jeunes demoiselles ayant tout juste connu la fin du Top 50. Si elles ne sont pas élues, elles pourront toujours monter un girls band. C'est sûr. Mais pour l'heure, on ne leur fait pas la chanson. Elles savent qu'elles doivent être irréprochables durant l'ensemble de ce séjour où elles sont observées, jugées, remises à leur place – « On se tient bien droites ! » ; « Albigeois, ton écharpe a bougé » ; « Côte d'Azur, recule un peu pour la photo » –, et où leur prénom porte désormais un nom de région. Elles en sont plutôt fières. Et ne rechignent sur rien. Les lève-tard ont gommé – et avec le sourire SVP – le gras de leur matinée (là, on reste admirative). Les couche-tôt luttent à table pour que la guerre du sommeil n'ai pas lieu. Les plus gourmandes tentent de résister à la tentation d'un buffet qui leur fait les yeux doux, même si rien ne les empêche finalement de craquer (on n'est pas au bagne, quand même). Quant aux rebelles, elles n'ont pas, ici, la part belle.
Zéro défaut ?
Aucune, d'ailleurs, ne dit souffrir de la discipline qui est imposée. Malines, les coquines. Elles disent avoir choisi d'être là – on ne leur a pas mis le couteau sous leur jolie gorge, non plus –, et veulent prouver que leur écharpe n'a rien d'accessoire.
Les heures passées à poser en plein cagnard ? Les transports « houleux » sur une mer agitée de spasmes ? Les couches de maquillage qui grattent et « boutonnent » ? Rien de tout ça ne les détourne du droit chemin de la victoire. Elles veillent à tout. Un chaperon, chargé de les encadrer, disparaît de leurs champs de vision ? Réaction immédiate : « Il y a peut-être une visite surprise des chambres ». Angoissées ? « Non, tout est nickel, rangé, plié... ». Pas question d'être prises à défaut. Une Miss n'en a pas. Ou, du moins, sait bien les cacher. C'est le jeu. Et la règle. Vous vous croyez où ? On n'est pas au foot, ici. Plutôt dans une sorte de « Miss academy ». A la fin, il n'en restera qu'une. Alors, pourquoi pas elles ? En compétition, oui, mais officiellement, pas question que l'on s'écharpe pour une écharpe. Quoi que.
KO debout
Les rumeurs filtrent par ci, par là. Paraît que deux de ces jolis piafs ce seraient traités, un soir, de vilains noms d'oiseaux. Hé ho, c'est pas OK Corral. Sur le bateau qui les conduit sur un îlot paradisiaque, une autre met une absente KO debout : « Pfff, elle, quand elle a pas un coup de soleil, elle a mal aux pieds... Toujours à se plaindre ». Pas vue qu'on était à côté. Pas pris : c'est noté. Mais ne soyons pas mauvaises langues. Il y en a aussi qui se tiennent par la main, naissances d'amitiés nouvelles. Passeront-elles le cap du 5 décembre ? D'autres s'entraident, se coiffent, se maquillent. Question de fair-play. Durera-t-il jusqu'au 5 décembre ? Pour l'heure, peu importe, on continue à chanter.
« Etre une femme libérée, tu sais c'est pas si facile... »
Source : http://www.nicematin.com/ra/culture-loisirs/224025/dossier-miss-france-en-martinique-de-l-autre-cote-du-miroir